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Allaitement et réflexes archaïques : un précieux héritage encore méconnu

Dernière mise à jour : 16 mai 2023



Sensibilité du visage, mauvaise fermeture de la bouche, mauvaise prise au sein, claquement de langue en buvant, pleurs excessifs, hypersensibilité vestibulaire.

Vous reconnaissez votre bébé dans ces symptômes? Il est possible que votre poupon n’ait pas bien intégré les réflexes archaïques et que ceci contribue à la manifestation de ces symptômes.

Qu’est-ce qu’un réflexe archaïque? Un réflexe est une réponse involontaire déclenchée par un stimulus externe sensoriel ou sensitif. Les réflexes archaïques sont les bases fondamentales de la construction neurologique et sont indispensables au bon développement moteur, émotionnel et cognitif du nourrisson, de l’enfant et de l’adulte à venir. Ces réflexes primitifs s’intégreront généralement dans la première année de vie pour donner place à des mouvements maîtrisés et volontaires qu’on appelle réflexes de vie et réflexes posturaux. Les réflexes archaïques ou primitifs, sont des étapes motrices que l’enfant va effectuer in utero et dans les premiers mois de la vie. Ils sont essentiels au développement de l’enfant pour devenir autonome et se défendre. Ils sont ancrés en nous dès notre conception et continuent de s’installer jusqu’à l’âge de deux ans environ. Leur présence à la naissance peut donner des indications sur le développement neurologique des bébés. Au moment de la naissance, toutes les parties du cerveau du bébé sont formées, mais ne fonctionnent pas encore pleinement. Ces réflexes sont essentiels, car ils permettent à bébé de s’adapter à la vie hors du confortable bedon de maman. Les experts estiment qu’il y en a jusqu’à 28 qui seront activés lors de l’accouchement parmi les 120 déjà trouvés. Ceux-ci disparaissent presque tous entre le 4e et le 6e mois de vie. Les réflexes du visage sont parmi les plus importants dans les réflexes archaïques et de vie. Ils jouent un rôle essentiel dans le développement cognitif de la personne. L’allaitement contribue en grande partie à cette maturation, il permet de développer le système de coordination entre les mains , la bouche, les oreilles, les yeux , la langue, le cou et les os crâniens, un hémisphère à la fois. Ce précieux système de coordination est essentiel à l’apprentissage de la marche, de l’écriture, de la lecture et plus tard, du vélo. Quant à eux, les sens sont connectés à la motricité du visage et préparent au langage, permettent de s’exprimer clairement, de bien mastiquer, de déglutir, de bien respirer et d’entrer en contact avec les paires. L’allaitement, grandement facilité par le bon fonctionnement des réflexes archaïques et des sens, en plus d’être essentiel à la croissance du poupon, est le premier lien d’attachement avec une autre personne. Lorsque l’allaitement est difficile voire périlleux, les capacités à établir cette relation saine, entrave la création de liens durables et de qualité tout au long de la vie. Ainsi, il est aisé de saisir l’importance de la bonne mise en route de l’allaitement et du développement du nouveau-né.

L’intégration du réflexe de succion : essentiel à un allaitement réussi In utero, le bébé tète son pouce, tète sa langue et ce phénomène peut être observé facilement lors des échographies. La succion-déglutition est en fait la première fonction motrice à se mettre en place chez le fœtus : le réflexe de déglutition apparaît entre la douzième et la quatorzième semaine de vie, et celui de succion entre la quinzième et la dix-huitième semaine. À la naissance, l’allaitement permet l’intégration du réflexe de succion. Il aide à la maturation de nombreux récepteurs sensoriels : le toucher, de la vision, de l’audition, du goût et de l’odorat ainsi que le système vestibulaire. Cette intégration des réflexes du visage, favorise le développement des os de la face, la formation du palais et active la maturation de d’autres parties de la tête et du cou. Une importance vitale dans le développement de nos émotions et la façon dont nous nous connectons au monde qui nous entoure. Le réflexe de succion est aussi un réflexe d’enracinement car il agit sur le réflexe des points cardinaux du bébé. Il s’observe lorsque l’on caresse la joue du bébé et qu’il tourne instinctivement la tête du même côté, tout en ouvrant la bouche et en effectuant des petits mouvements avec sa langue, comme pour téter. Appelé aussi le réflexe archaïque de fouissement , c’est l’un des plus utiles lorsque bébé est placé pour la première fois sur le ventre de maman : le voilà qui sait instinctivement ou se trouve son repas! Il facilite grandement le bon déroulement de l’allaitement maternelle puisqu’il guide bébé vers le sein et son précieux colostrum. Le réflexe des points cardinaux est indissociable du réflexe de fouissement et certains auteurs le considèrent comme un seul réflexe et n’en font pas la distinction. Bref, si vous et votre nouveau-né vivez des difficultés avec l’allaitement, sachez que des solutions sont à votre portée. Grâce à des techniques de mouvement rythmiques, de la thérapie myo-fonctionnelle et des pressions isométriques, il est possible de renforcer l’intégration des réflexes primitifs. Ces stimulations permettent au bébé, de développer tout son potentiel et d’intégrer ces réflexes faciaux. Dès lors, il pourra activer efficacement sa bouche, ses lèvres, ses yeux, sa mâchoire et améliorer les connexions du visage. La tétée sera ainsi plus efficace et le téton ne sera pas pincée, limitant par conséquent le risque de crevasses.

Mais pourquoi les nouveau-nés ont-ils ces réflexes s’ils les perdent quelques mois plus tard! À quoi servent les réflexes de bébé.? Bien souvent, les réflexes sont liés les uns avec les autres. Citons en exemple le réflexe de Moro qui est fortement lié aux réflexes faciaux et d’agrippement. Ce réflexe s’observe en réaction à un fort bruit, bébé écarte les jambes, les bras et les doigts en croix avant de les ramener près de son corps. Il est avancé que ce réflexe viendrait en aide aux bébés afin qu’ils restent agrippés à leur mère et évitent une chute. La présence de ce réflexe va lui permettre de se libérer si quelque chose lui bloque le visage pour respirer et plus tard, sa bonne intégration ne sera qu’un sursaut. D’autre part, les réflexes non intégrés affectent la communication, l’expression, le langage et l’attachement. Par exemple, lors de son sommeil, il est fréquent que bébé se réveille à la suite de ces mouvements involontaires liés au réflexe de Moro. Par contre après 5 mois de vie, il gardera bébé réveillé et difficile à apaiser et placent nourrisson et parents dans une situation difficile a vivre a long terme. L’agrippement nécessaire pour se retenir de tomber et aider à l’établissement du lien parent/enfant. Celui -ci devrait s’intégrer pour permettre à l’enfant d’aller vers les autres et découvrir le monde. Ce réflexe restant actif, nous constaterons une main qui s’agrippe trop aux objets, ou aux personnes, des mouvements de la bouche involontaire et des pieds entravant les activités quotidiennes. Les manœuvres et exercices des thérapies basées sur RMTi[1] et MNRI[2] qui renforcent les réflexes moteurs automatiques et leurs mécanismes neuro-sensori moteurs redonnent à bébé l’accès à toute sa capacité naturelle de bouger facilement et de retrouver son rythme. Le poupon reprend le contrôle sur ces actions avec aisance au lieu d’entretenir des gestes compensatoires et mal adaptés. Les réflexes servent à donner le temps au cerveau de se développer suffisamment pour être capable d’exécuter tout cela de façon volontaire. Pour le visage de bébé, cela signifie qu’il améliorera son contrôle sur ses lèvres pendant les boires, aura moins de mouvements de bouche lorsque les yeux bougent. Moins de perte de lait dans les commissures de lèvres puisque la langue sera mieux connectée au palais. Moins d’effort au boire, moins de salive et moins de bave, une meilleure respiration, une meilleure digestion, une meilleure stabilité émotionnelle et le développement d’un attachement de meilleure qualité.

Reprogrammer l’ensemble du corps grâce aux approches thérapeutiques RMTi et MNRI Lors d’une rencontre d’évaluation, le praticien cumulera les observations et établira un bilan des réflexes archaïques rémanents qui témoignent des difficultés et troubles rencontrés. À la suite de l’élaboration d’un plan d’intégration des schémas ou de remodelage des réflexes archaïques, le praticien et les parents conviendront de la fréquence des rencontres. Généralement, de bons résultats sont observés en 4 à 6 séances. À ces séances, des mouvements simples et répétitifs seront proposés à la maison. Pour plus d’informations, il est possible de consulter.

Annie St-Amour, Consultante en réflexe archaïque et étudiante en MNRI [1] RMTi : Rythmic Movement Training International [2]MNRI: Masgutova Neurosensorimotor Reflex Integration 3 Thérapie Myo-Fonctionnelle








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